Laure Martinozzi protectrice des Vigarani: de la simple “Mazarinette” à la régente de Modène

Guerci, Manolo (2009) Laure Martinozzi protectrice des Vigarani: de la simple “Mazarinette” à la régente de Modène. In: De la Gorce, J and Baricchi, W, eds. Gaspare & Carlo Vigarani. Dalla Corte degli Este a quella di Louis XIV. Châteaux de Versailles and Silvana Editoriale, Paris, pp. 182-199. ISBN 9788836612789. (The full text of this publication is not available from this repository)

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Abstract

Lorsque le jésuite Domenico Gamberti relate que « nel regno degli Este è meglio tacere di case maledette e cavalli infernali », Laure Martinozzi est une femme en proie aux cauchemars . L’angoisse qu’elle ressent en tant que régente d’un duché dans lequel elle est traitée en étrangère doit être dissimulée. Cette régente, «femme de tête et de vertu, très Française par le cœur», comme l'a écrit Edouard de Barthélemy en 1875 , est l’une des nièces du célèbre cardinal Mazarin qui a fait le moins parler d’elle. Et cela peut être considéré comme un compliment dans le contexte des « Mazarinettes ». Le Cardinal l’avait appelée en France en 1653 avec ses cousins Mancini - « Les Mancini, les Martinosses, Illustres matières de noces » diront les poètes de la Fronde - et l’avait mariée, deux ans après, à Alphonse IV d’Este, héritier du Duché de Modène. Dans sa jeunesse, la nouvelle duchesse de Modène ne vit que des deuils : à la mort de son premier fils en 1658, suivie par celle de l’oncle Mazarin en 1661, s’ajoute la disparition du duc de Modène son époux. A l’age de vingt-trois ans, Laure Martinozzi devient ainsi régente de l’état au nom de son enfant Francesco (le futur François II), âgé de deux ans. A Modène, Laure est une étrangère, comme elle l’avait été en France dans une cour hostile aux « noirauds » venus de Rome. Cependant, attentive aux conseils de ses confidents, cette jeune dame, en assurant stabilité à son état, donne d'elle-même une image renouvelée. Elle s’entoure de figures importantes, soutient les Vigarani, et souligne d’une manière remarquable pour son temps l’efficacité du rôle des femmes dans la vie politique active. Que savons-nous de cette nièce de Mazarin, restée dans l’histoire comme une femme réservée, presque toujours négligée par les historiens ? Il est question ici de tracer un portrait général de sa vie : son éducation romaine, son mariage manqué avec un Barberini, ses goûts artistiques, ainsi que son caractère particulier, facteurs qui ont tous déterminé l’importance de son rôle dans l’Europe du XVIIème siècle .

Item Type: Book section
Subjects: N Fine Arts > NA Architecture
Divisions: Faculties > Humanities > Architecture
Depositing User: Manolo Guerci
Date Deposited: 15 Nov 2011 14:58
Last Modified: 30 Apr 2014 09:12
Resource URI: http://kar.kent.ac.uk/id/eprint/28127 (The current URI for this page, for reference purposes)
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